« Ce partenariat officialise une collaboration avec un cabinet que nous connaissons depuis longtemps et avec lequel nous avons tissé des liens de confiance au fil des années. Nous rencontrons aujourd’hui une grande partie de l’équipe. Pourriez-vous nous dire quel est votre lien avec The Pool et/ou le monde de l’innovation ? » – Florence Christmann
Le cabinet d’expertise-comptable CPA rejoint officiellement les rangs des partenaires de l’incubateur The Pool.
Retour sur une rencontre entre l’équipe de direction, basée à Metz au sein de la MIEEU (Maison de l’Innovation, de l’Entrepreneuriat, des Écoles et de l’Université), et Florence Christmann, directrice de The Pool: découvrez la genèse, l’ambition, les enjeux et les actions concrètes de ce partenariat.

Jérémie Bargibant (Expert-comptable, associé CPA, responsable du site de Metz) :
« Expert-comptable mémorialiste, je suis en charge du site de Metz avec Julie (Nosal) et Christine (Jungling), sur la partie expertise. Ça fait 5 ans que je suis chez CPA. Je fais partie des associés à vocation industrielle. J’ai accompagné quelques startups de The Pool comme HoliMaker, Match Your Talent, ou encore Calinescence. Mon spectre d’activité est large, mais toujours avec cette culture industrielle qui nous caractérise. »
Julie Nosal (Expert-comptable, CPA Metz) :
« De mon côté, je suis expert-comptable depuis 5 ans, dont 3 ans chez CPA. Je travaille aux côtés de Jérémie sur le site de Metz. Je suis plus spécialisée sur l’immobilier et les startups. D’ailleurs, j’avais déjà eu l’occasion de croiser le chemin de The Pool par le passé. Nous nous croisons depuis un moment ! »
Christine Jungling (Expert-comptable, CPA) :
« J’ai rejoint CPA en 2002. Ma clientèle est variée : PME, professions libérales… J’aime particulièrement l’accompagnement des dirigeants et la fiscalité personnelle. J’accompagne aussi quelques dossiers en restructuration, mais ce n’est pas mon cœur de métier. »
Louis Adam-Gironne (Expert-comptable et commissaire aux comptes, CPA) :
« Expert-comptable et commissaire aux comptes, chez CPA depuis 2014, je travaille principalement sur le commissariat aux comptes, avec une clientèle de groupes industriels, immobiliers, startups et associations. J’ai une spécialité : la blockchain et les actifs numériques. Je suis d’ailleurs membre de l’ADAN (Association pour le Développement des Actifs Numériques), qui fait du lobbying pour la régulation de ce secteur en France. »
Sylvain Adam (Associé dirigeant, CPA) :
« Et pour ma part, je suis le doyen de la bande ! (rires) Je suis arrivé au cabinet en 1990, associé et dirigeant depuis 2002. À l’époque, nous étions 15. Aujourd’hui, nous comptons 60 collaborateurs, avec une croissance organique de 45 à 50% entre 2020 et 2026.
Notre ADN ? Une culture industrielle historique : nous venons des vallées sidérurgiques de Lorraine. Nous avons accompagné la sidérurgie, les mines, le bois, la plasturgie… Aujourd’hui, l’industrie représente encore 25 à 30% de notre chiffre d’affaires, mais nous avons su diversifier nos expertises : audit, social, juridique, fiscalité, accompagnement des dirigeants, transition numérique et écologique… Nous sommes également référencés pour auditer les informations extra-financières (RSE) des groupes.«
L’ADN de CPA : Une force discrète et engagée
Florence :
« Au-delà de l’expertise technique, ce qui nous lie, ce sont nos valeurs. Chez The Pool, nous prônons l’ADN entrepreneurial, l’ancrage territorial et l’excellence. Nous savons que CPA partage cette vision. Pourriez-vous nous parler de votre ADN et de ce qui définit la culture de votre cabinet ? »
Sylvain :
« Notre force, c’est d’être indépendants et exigeants. Notre priorité ? Nos clients. Chaque matin, nous nous demandons tous : Qu’est-ce que je peux apporter à mon client pour qu’il aille mieux ?
Nous avons également une culture de la rigueur, héritée de notre histoire industrielle. Quand un industriel décide d’aller quelque part, il y va sans compromis. Nous avons appliqué cela à notre métier : nous accompagnons nos clients jusqu’au bout, que ce soit en audit, en structuration patrimoniale, ou en croissance externe.
Et puis, nous avons fait un choix : pas de croissance externe massive. Nous privilégions la croissance organique, même si c’est à contre-courant. Aujourd’hui, nous intervenons sur des dossiers que nous ne traitions pas auparavant, comme l’accompagnement d’un institut de recherche ou la participation au capital de fonds régionaux ; une façon de rendre à la société ce qu’elle nous a donné. »
Jérémie :
« On est des vrais indépendants, et nous l’assumons pleinement. C’est ça, notre force discrète. »
Pourquoi ce partenariat avec The Pool ?
Florence :
« Vos engagements auprès de vos clients, votre indépendance revendiquée, votre ancrage territorial : tout cela dessine un cabinet dont les valeurs font écho aux nôtres chez The Pool. Concrètement, qu’apportez-vous à nos entrepreneurs incubés ? »
Jérémie :
« Le point de vigilance principal, c’est le financement de la R&D. Avant d’arriver sur le marché, il faut que chaque investissement ait un financement en face, sinon le bilan ne tiendra pas. Les startups, au début, ce sont souvent des déficits. Il faut les financer, et c’est là que notre rôle est crucial. »
Sylvain :
« Pour moi, un entrepreneur, c’est un entrepreneur, qu’il crée une boîte dans l’industrie en 1980 ou une startup en IA aujourd’hui. La vie n’a pas changé : il faut toujours innover, disrupter. Xavier Niel, Leclerc… Ils ont révolutionné leur secteur sans parler d’IA.
La différence aujourd’hui ? Auparavant, nous financions des usines, des machines ; des actifs tangibles. Aujourd’hui, nous finançons des brevets, des process, des briques technologiques… Et ça, les banques et les institutions ont du mal à le comprendre. Notre rôle, c’est de démontrer que ces investissements incorporels créent de la valeur, comme une machine.
Nous avons d’ailleurs réussi à faire reconnaître certains process comme des immobilisations, une première ! »
Louis :
« Et puis, il y a un enjeu de souveraineté technologique. Aujourd’hui, tout le soft est détenu par les États-Unis. Si nous voulons reprendre l’avantage, il faut revenir au hardware. C’est un vrai défi pour nos porteurs de projets : comment maturer rapidement une idée pour ne pas se faire dépasser ? »
Julie :
« Notre mission avec The Pool, c’est aussi de ramener les entrepreneurs au principe de réalité sans casser leur enthousiasme. Nous les aidons à structurer leur projet, à valider leur marché… Et parfois, à pivoter avant qu’il ne soit trop tard. »
Les défis des startups : Financement, marché et maturité
Florence :
« Nous savons que les enjeux pour les jeunes entreprises innovantes sont majeurs : financement, structuration juridique, protection des actifs clé, exécution, développement commercial, mais aussi souveraineté technologique ou RSE. Face à ces défis, comment le cabinet CPA se positionne-t-il pour sécuriser le parcours de nos incubés ? »
Sylvain :
« Il y a deux points critiques :
• La validation du marché : Beaucoup de projets dépensent des aides publiques sans générer de chiffre d’affaires. Si une startup me dit qu’elle a besoin de 3 ans pour développer son produit, je lui dis : Dans 90% des cas, ça ne marchera pas. Il faut générer du CA rapidement.
• La maturité technologique : Nous voyons des projets qui pivotent après 2 ans, alors qu’ils auraient dû le faire plus tôt. Notre rôle, c’est de les aider à mûrir leur idée avant qu’il ne soit trop tard. »
Louis :
« Et puis, il y a un problème de culture du risque. En France, nous excellons dans le financement de la recherche (subventions, BPI…), mais dès qu’il faut passer à l’échelle industrielle, les fonds manquent. Aux États-Unis, les investisseurs prennent plus de risques. Chez nous, il faut encore convaincre. »
Jérémie :
« C’est pour ça que notre partenariat avec The Pool est précieux. Nous partageons les mêmes valeurs : nous disons les choses clairement, mais avec bienveillance. Nous aidons les entrepreneurs à structurer leur projet, à trouver des financements, et à éviter les pièges.«
L’histoire entre CPA et The Pool commence par… un annuaire !
Florence :
« Ce qui nous a convaincus de formaliser ce partenariat, c’est avant tout la qualité humaine de nos échanges et la complémentarité naturelle de nos approches. Mais justement, comment cette alliance a-t-elle vu le jour ? Quelle est la genèse de cette relation ? »
Sylvain :
« C’est une histoire d’une rencontre aussi simple qu’e,icace et quelque part, pas si éloignée de certaines grandes aventures qui ont commencé par un annuaire ! Pour les cinq ans de The Pool, Benjamin Ehrlich, alors startup manager, a constitué une liste de partenaires potentiels. Le premier nom sur cette liste alphabétique : Adam, Sylvain. Il a donc décroché son téléphone, m’a appelé et m’a dit : ‘Bonjour, souhaitez-vous devenir partenaire de The Pool ?’ J’ai répondu : ‘Nous signons tout de suite !’ (rires)
Et puis, Julie est arrivée, elle connaissait déjà The Pool… Tout s’est enchaîné naturellement. »
Julie :
« Oui, et aujourd’hui, nous nous sommes pleinement approprié le sujet. Nous adorons travailler avec The Pool parce que nous partageons les mêmes valeurs : nous sommes là pour accompagner les entrepreneurs, pas pour faire du chiffre. »
Louis :
« Et puis, nous bénéficions d’une complémentarité parfaite :
• The Pool apporte son réseau de startups et son approche terrain.
• CPA apporte son expertise financière, juridique et sectorielle (industrie, blockchain, RSE…).
Ensemble, nous pouvons accélérer la maturité des projets et les aider à lever des fonds.
Perspectives et engagements pour l’innovation messine
Florence :
« Pour conclure notre échange, projetons-nous un peu. Nous avons déjà des actions très concrètes en tête, comme le développement d’ateliers ou la mise en relation avec votre réseau industriel. Quelles sont pour vous les prochaines étapes de cette alliance et quel message souhaiteriez-vous adresser aux entrepreneurs de la communauté ? »
Sylvain :
« À moyen terme, nous souhaitons :
• Développer des ateliers communs (levées de fonds, RSE, souveraineté technologique…).
• Mettre en relation nos clients industriels avec les startups de The Pool, pour du mentorat ou des partenariats technologiques.
• Proposer à nos clients des opportunités d’investissement innovants, voire de spinoffage (The Pool ayant une compétence dans leur mise en œuvre). »
Louis :
« Et puis, nous souhaitons capitaliser sur notre expertise blockchain. Nous sommes l’un des rares cabinets en France à être membre de l’ADAN. Nous pouvons aider The Pool à structurer l’écosystème local sur ces sujets. »
Sylvain :
« Notre message aux entrepreneurs de The Pool ? Nous sommes là pour vous accompagner, sans compromis. Nous vous dirons les choses avec franchise, mais toujours avec bienveillance. Nous vous aiderons à structurer votre projet, à trouver des financements, et à éviter les pièges.
Et à CPA, nous sommes fiers de ce partenariat. Ensemble, nous pouvons faire de Metz un vrai pôle d’innovation. »
Jérémie :
« Exactement. La force discrète, c’est notre marque de fabrique. Nous ne faisons pas de bruit, mais nous faisons du solide. »
Florence :
« Et c’est précisément cette solidité-là qui nous a convaincus. Chez The Pool, nous avons besoin de partenaires qui tiennent leurs engagements dans la durée. Nous sommes convaincus qu’ensemble, nous pouvons offrir aux entrepreneurs messins innovants un accompagnement à la hauteur de leurs ambitions. »
Sylvain :
« Pour nous, ce partenariat n’est pas un label. C’est un engagement concret, au quotidien, auprès des entrepreneurs de The Pool. La force discrète, c’est aussi ça : être là quand ça compte, sans faire de bruit. »